Ce tract a été réalisé en 2018 et co-signé par Ædelphes Caen puis actualisé en 2019 (modifications mineures) et co-signé également par Ædelphes Rennes. Il a été distribué à l'Existrans 2018, à la marche des fiertés de Paris 2019 ainsi qu'à l'ExisTransInter 2019 et l'ExisTransInter Ouest 2019.

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Texte du tract :

Texte du recto :

NON-BINAIRE, KEZAKO ?

QU’EST-CE QUE L’IDENTITÉ DE GENRE ?
Les principes de Jogjakarta (2007), reconnus par les Nations Unies, la définissent comme « l’expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chacun, qu’elle corresponde ou non au sexe assigné à la naissance ».
Ainsi, identité de genre et caractéristiques biologiques sont deux choses différentes.

QU’EST-CE QU’UNE PERSONNE NON-BINAIRE ?
C’est une personne dont l’identité de genre n’est ni exclusivement femme, ni exclusivement homme. Autrement dit, on peut être à la fois homme et femme, entre les deux, ni l’un ni l’autre, etc. Les personnes non-binaires peuvent utiliser « il » ou « elle » mais aussi des néo-pronoms comme « iel » ou « al » 1 .
La non-binarité est reconnue entre autres par les Nations Unies, l’Organisation Mondiale de la Santé et le rapport de la Commission Européenne 2 . Des études estiment qu’il y aurait entre 2 et 4% de personnes non-binaires dans la population 3 .

LA NON-BINARITÉ EST-ELLE UNE FORME DE TRANSIDENTITÉ ?
Une personne transgenre est une personne dont le genre ne correspond pas à celui qui lui a été assigné à la naissance. Les personnes non-binaires peuvent donc aussi s’identifier transgenre.

LA NON-BINARITÉ EST-ELLE UNE FORME D’INTERSEXUATION ?
Non, il ne faut pas confondre les personnes non-binaires et les personnes intersexes qui sont « nées avec des caractères sexuels (génitaux, gonadiques ou chromosomiques) qui ne correspondent pas aux dé nitions binaires des corps de types masculins ou féminins » (Haut Commissariat des Nations Unies au Droit de l’Homme). Une personne non-binaire peut, ou pas, être intersexe et inversement.

LA NON-BINARITÉ EST-ELLE UNE MALADIE ?
Non ! Tout comme la transidentité de façon générale, elle n’est pas pathologique 4 .

QU’EST-CE QUE L’ENBYPHOBIE ?
C’est l’ensemble des discriminations vécues par les personnes non-binaires. A cause de l’enbyphobie, 49% des personnes non-binaires ont rapporté une grave détresse psychologique et 39% ont fait au moins une tentative de suicide dans leur vie 5 .

CES CHIFFRES SONT INTOLÉRABLES. ENSEMBLE, METTONS FIN À L’ENBYPHOBIE !
CONSULTEZ NOS REVENDICATIONS AU DOS DE CE TRACT.

1 Alpheratz (2018), Un genre neutre pour la langue française, Université Paris-Sorbonne
2 Réseau d’Experts Légaux de la Commission Européenne (2012), Trans and intersex people 3 Kuyper & Wijsen (2014) ; Van Caengem et. al (2015)
4 Robles et. al (2016)
5 National Center for Transgender Equality(2015), US Transgender survey

Texte du verso :

NOS REVENDICATIONS

• La suppression des marqueurs de genre notamment la mention sexe à l’état civil et les titres de civilité (Mme / M.), inutiles du point de vue médical et administratif, responsables de nombreux problèmes pour les personnes intersexes et trans, y compris non-binaires.
• L’arrêt immédiat des mutilations génitales sur les enfants intersexes, encore pratiquées en France malgré les multiples condamnations par le CEDH et l’ONU, et ce en conformité avec les revendications du Collectif Intersexes et Allié-e-s.
• Le libre choix des parcours de transition (médecins, hormones et/ou chirurgie) sans obligation de suivi psychiatrique.
• L’accès à la PMA et le respect des droits des parents intersexes et trans, y compris non-binaires.
• Le nancement de recherche sur la santé des personnes intersexes et trans, y compris non-binaires.
• La prise en compte de l’extrême fragilité des personnes intersexes et trans, y compris non-binaires, dans les demandes de régularisation et d’asile.
• Le respect des droits des personnes intersexes et trans, y compris non-binaires, en milieu carcéral.
• L’abandon des lois contre le travail du sexe précarisant et mettant en danger les personnes intersexes et trans, y compris non-binaires, concernées.
• La formation et sensibilisation des professionnel-le-s dans les domaines de la santé, de l’administration, de l’éducation, dans les foyers d’accueil de mineur-e-s, jeunes travailleur-se-s, migrant-e-s, etc.
• La reconnaissance de formes neutres et inclusives du français, comme par exemple le pronom « iel ».
• La prise en compte des personnes intersexes et trans, y compris non-binaires, dans les statistiques (agressions, viols, harcèlement de rue, violences conjugales...)
• L’accès à des lieux non-genrés partout (toilettes neutres, vestiaires neutres, etc.)
• La possibilité d’utiliser facilement un prénom d’usage partout (dans les établissements
scolaires, entres autres).
• La possibilité pour les athlètes de concourir dans des équipes/catégories qui respectent leur identité de genre.
• Des lois consistantes contre les discriminations basées sur le genre et l’expression de genre.
• La fin de l’invisibilisation de notre existence.


NOUS DEMANDONS TOUS SIMPLEMENT LE RESPECT DE NOS PERSONNES,
QUEL QUE SOIT NOTRE GENRE !

Collectif Non-Binaire Co-signé par Ædelphes Caen et Rennes

Remerciements au Collectif Intersexes et Allié-e-s

Ressources francophones :

Site web : https://nonbinaire.org
YouTube : Alistair – H Paradoxæ ; Princ(ess)e LGBT ;
Blog : http://lavieenqueer.wordpress.com